Prescription des antibiotiques : Le CHUS mis en lumière à l'échelle nationale

2014-11-03

Le projet Utilisation d’un système de surveillance informatisée de la prescription des antibiotiques retenu dans le cadre de l’Opération Bons coups de l’AQESSS.

Le projet Utilisation d’un système de surveillance informatisée des antibiotiques, appelé APSS (Antimicrobial Prescription Surveillance System), proposé par l’équipe du CHUS, a été retenu par l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) dans le cadre de son Opération Bons coups.

Ce logiciel vise à soutenir les médecins prescripteurs et à offrir des soins encore plus personnalisés et sécuritaires aux patients. Il aide à prévenir les erreurs et à éviter les interactions médicamenteuses. Il diminue la résistance bactérienne aux antibiotiques et, par la même occasion, le risque de développement de maladies nosocomiales. Au CHUS, le logiciel a permis de réduire de 12 % la durée de traitement.

Le logiciel, le premier de ce type au Canada, est issu d’un projet de recherche mené de 2005 à 2010 par le Dr Louis Valiquette, microbiologiste-infectiologue au CHUS, chercheur au Centre de recherche du CHUS et professeur à l’Université de Sherbrooke (UdeS), en collaboration avec le département de pharmacie du CHUS et le département d’informatique de la Faculté des sciences de l’UdeS.

Dre Julie Perron et Dr Louis Valiquette

Mis à la disposition des pharmaciens du centre hospitalier en août 2010, l’outil reçoit les données du patient et du traitement, en temps réel, et émet une alerte si un traitement plus optimal était de mise. Le pharmacien analyse alors le résultat et contacte le médecin-prescripteur afin de recommander des ajustements.

« Ce système se sert d’algorithmes d’optimisation qui permettent de suivre l’évolution du patient dans le temps. Toutes les doses d’une prescription sont ainsi révisées en fonction des données les plus récentes du patient, pour un traitement approprié en tout temps », explique le Dr Louis Valiquette.

Au CHUS, l’adoption de cette technologie a permis de diminuer de 17 % le budget consacré aux antibiotiques, ce qui représente une économie de 300 000 $ en moyenne par an et 1,2 million à ce jour. 

   

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