Le CHUS sur le plan international
Adhésion au RMEF
En 2008, le CHUS est devenu partenaire du Réseau mère-enfant de la Francophonie (RMEF) qui regroupe des centres hospitaliers universitaires spécialisés en périnatalité et en pédiatrie. Les membres échangent sur les soins, l’enseignement, la recherche et la gestion.
Partenariat avec l’Hôpital général Saint-Boniface
Au début des années 2000, le CHUS et l’Hôpital général Saint-Boniface, au Manitoba, ont établi un partenariat qui leur permet d’échanger informations, expertises et façons de faire. Ils travaillent ensemble dans plusieurs domaines : gestion du changement, ressources humaines, recherche, etc.
Partenariat avec le CHU de Montpellier
Le CHUS, l’Université de Sherbrooke et la Ville de Sherbrooke ont conclu une entente avec le Centre hospitalier universitaire de Montpellier, en France, pour mettre en commun leurs expertises et connaissances. Des intervenants du CHUS sont entre autres allés à Montpellier pour transmettre leur savoir-faire en matière de soins critiques et de traumatologie et pour instaurer un mode d’organisation en réadaptation et rééducation.
Imagerie TEP : une technologie de pointe à Sherbrooke
Le physicien et chercheur Roger Lecomte (imagerie médicale et radiothérapie) et son collaborateur Réjean Fontaine, du Département de génie électrique à l’Université de Sherbrooke, ont développé des microscanneurs en tomographie d’émissions par positrons (TEP) pour l’imagerie à haute résolution, dynamique et fonctionnelle pour les petits animaux. Cette deuxième génération de scanneurs TEP animal est maintenant distribuée par la multinationale General Electric (GE).
Ce partenariat permet au Centre d’imagerie moléculaire de Sherbrooke du CRC de se classer au 2e rang mondial pour la fabrication et la distribution de scanneur TEP animal. Seulement trois centres dans le monde ont mis au point des appareils de ce type : Munich, Lisbonne et Sherbrooke. L’équipe de Roger Lecomte travaille déjà sur la 3e génération de scanneur TEP qui incorporera un anneau de détecteur bimodal, soit TEP et densitométrie (CT). Son équipe travaille aussi au développement d’une nouvelle technologie qui permettra à un centre hospitalier d’effectuer sur place la dernière étape du marquage d’un radiotraceur qui sera produit au besoin et selon le nombre d’examens désiré.
Avant-gardisme en spectrométrie de masse
La multinationale Waters Corporation a fait don au CRC d’un spectromètre de masse à la fine pointe de la technologie. D’une valeur totale de 1,1 million de dollars, ce don résulte d’un partenariat solide. Il permet la mise sur pied du Centre d’expertise en spectrométrie de masse clinique Waters-CHUS pour le dépistage, le diagnostic clinique et l’évaluation du traitement de maladies héréditaires spécifiques, ainsi que pour la surveillance et le suivi des patients. Le centre d’expertise est dirigé par la biochimiste et chercheuse Christiane Auray-Blais (mère-enfant). Cette nouvelle technologie permet au centre hospitalier universitaire de demeurer dans les premiers rangs dans le domaine au Canada et en Amérique du Nord. La Dre Auray-Blais présente son centre et ses travaux un peu partout à travers le monde.
De plus, en collaboration avec une équipe de chercheurs de l’Université des Sciences et Technologies de Lille (USTL) en France, l’équipe du chercheur Robert Day a mis au point l’analyse directe par spectrométrie de masse, incluant des méthodes d’imagerie par spectrométrie de masse. Cette technologie a permis d’établir des nouveaux marqueurs du cancer de l’ovaire; les études se poursuivent pour établir de nouveaux marqueurs pour le cancer de la prostate. L’objectif est de développer des outils plus précis pour le dépistage et le diagnostic du cancer. À plus long terme, l’objectif est de valider des nouvelles cibles thérapeutiques pour le cancer.
Formation de formateurs dans les pays francophones africains
En collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Dre Lise Talbot, professeure-chercheuse du Département des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke et de l’axe de recherche interdisciplinaire en évaluation en santé du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, a collaboré au développement des compétences d’infirmières africaines avec un projet de formation de formateurs en sciences infirmières dans 22 pays francophones d’Afrique. Le projet a permis de : recenser les chefs de file en formation dans les 22 pays francophones, développer une base de données en ressources disponibles, identifier les besoins en matière de formation, identifier un projet porteur et faire financer le projet.
Contrôle autonomique cardiaque chez les nouveau-nés
Le Dr Jean-Paul Praud, pneumologue au CHUS et directeur de l’axe mère-enfant du CRC Étienne-Le Bel du CHUS, a collaboré avec le CHU de Saint-Étienne en France à un projet d’évaluation du contrôle autonomique cardiaque au cours des deux premières années de vie dans une cohorte de 800 nouveau-nés prématurés et à terme.
Informatique biomédicale
L’équipe du Dr Andrew Grant, chercheur de l’axe de recherche interdisciplinaire en évaluation en santé, développe des outils informatiques performants pour la recherche évaluative avec le groupe Orpailleur de l’Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA) située à Nancy en France. Le travail des deux groupes permet la mise en commun des outils de forage des données et de structuration des connaissances pour des analyses des données complexes en biomédecine.
Syndrome des ovaires polykystiques
Le Dr Jean-Patrice Baillargeon, endocrinologue au CHUS et chercheur de l’axe maladies endocriniennes et métaboliques, a collaboré avec le Cedars-Sinaï Medical Center (Los Angeles, Californie) pour un projet sur l’insulinorésistance et le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) chez les adolescentes. Le but était d’identifier les changements de la sécrétion et de la sensibilité à l’insuline qui se manifeste chez les adolescentes à hauts risques de développer le SOPK, en comparaison avec des sujets contrôles. L’expertise du CHUS dans le domaine et sa capacité de réaliser des tests de tolérance au glucose IV représentait un atout majeur de notre milieu de pratique devant nos collaborateurs américains.
Radiochirurgie par scalpel gamma
Le Dr David Mathieu, neurochirurgien au CHUS et chercheur de l’axe imagerie médicale et radiothérapie, a collaboré au North American Gamma Knife Consortium. Ce projet visait au développement d'un consortium regroupant plusieurs centres nord-américains reconnus pour leur expertise en traitement de pathologies intracrâniennes par radiochirurgie par scalpel gamma. Les principaux objectifs étaient de permettre le développement de collaboration entre les différents centres, le développement d'études multicentriques ainsi que d'obtenir des groupes de patients plus importants pour certaines pathologies plus rares, afin d'augmenter la validité des résultats rapportés. Les principaux partenaires étaient Mayo Clinic, University of Virginia, Center for image-guided neurosurgery, University of Pittsburgh Medical Center.
RiboClub
Depuis 10 ans, le RiboClub est un regroupement de biologistes spécialisés visant à promouvoir l'étude de l'évolution, de la structure et de la fonction de l'acide ribonucléique (ARN). En favorisant l'échange d'idées, le partage d'infrastructure et des rencontres régulières, le RiboClub permet de créer une atmosphère unique pour le recrutement et le développement de jeunes chercheurs tout en accélérant le rythme des découvertes.
Le congrès annuel regroupe des chercheurs du monde entier et est devenu un moteur scientifique et économique très important. Pour l'année 2009, le programme était exceptionnel avec la présence de récipiendaires du prix Nobel, plusieurs récipiendaires de prix Gairdner et d'autres scientifiques illustres.
Le RiboClub poursuit quatre objectifs: aborder de nouveaux problèmes en biologie, former des étudiants de doctorat et au niveau postdoctoral, créer un environnement unique et riche pour la recherche et favoriser le réseautage entre chercheurs canadiens et étrangers.
Fructueuse collaboration Sherbrooke – Paris
Des étudiants de Sherbrooke et de Paris peuvent réaliser leur thèse dans ces deux villes grâce à des ententes de coopération interuniversitaire dans les secteurs de la chimie, de l’imagerie médicale et de la recherche biomédicale. Ces ententes facilitent l’échange d’étudiants entre différents laboratoires de recherche, la promotion de cotutelles et le renforcement de collaborations entre universités. Les principaux objectifs visent à : ouvrir un pôle de recherche performant entre la France et le Québec, favoriser le rayonnement et l'ouverture scientifique sur des thématiques de santé globale recoupant des pathologies à forte prévalence dans les deux pays.
Le premier projet développé concerne de la recherche biomédicale préclinique pour l'établissement d'une nouvelle classe d'analgésiques et également pour l'amélioration de notre compréhension des mécanismes menant à la douleur chronique avec l’équipe du Dr Phillipe Sarret, professeur, neurophysiologiste et chercheur de l’axe douleur du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel et l’équipe du Dr Stéphane Mélik-Parsadaniantz de l’Université Paris IV.
Projet international de commercialisation de la Démarche SMAF® par le Centre d’expertise en santé de Sherbrooke
Ce projet vise à offrir une solution clé en main alliant informatique et savoir-faire clinique. Il vise à améliorer l’efficacité et l’efficience des réseaux de la santé à mieux répondre aux besoins des personnes en perte d’autonomie. La Démarche SMAF® repose en grande partie sur la grille d’évaluation développée au Québec en 1982 par le Dr Réjean Hébert et son équipe. Depuis, d’autres outils complémentaires ont été produits. L’ensemble de ces outils novateurs se résume aujourd’hui sous l’appellation Démarche SMAF®. Plusieurs régions d’Europe l’ont adoptée et la commercialisation du logiciel se poursuit.
L’équipe du Dr Andrew Grant, chercheur de l’axe de recherche interdisciplinaire en évaluation en santé, développe des outils informatiques performants pour la recherche évaluative avec le groupe Orpailleur de l’Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA) située à Nancy en France. Le travail des deux groupes permet la mise en commun des outils de forage des données et de structuration des connaissances pour des analyses des données complexes en biomédecine.




